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[Vidéo] « La force de BMW Group est de répondre à tous les besoins », avance Vincent Salimon

Antonin Moriscot

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[Vidéo] « La force de BMW Group est de répondre à tous les besoins », avance Vincent Salimon

[Vidéo] «~La force de BMW Group est de répondre à tous les besoins~», avance Vincent Salimon

Président de BMW Group France depuis 2017, Vincent Salimon a évoqué, au cœur de l’été, l’état du marché automobile français et européen, les mutations auxquelles il doit faire face (fin annoncée du thermique) et rappelé les solutions apportées par le constructeur allemand pour continuer à assurer la mobilité de tous.

L’Automobile & L’Entreprise : Quel bilan tirez-vous pour BMW Group à l’issue du premier semestre 2021 ?


Vincent Salimon : Au sein de BMW Group, on est très satisfaits du démarrage de l’année 2021 avec plus de 1,3 million de véhicules vendus. On est à 39 % de croissance par rapport à l’année dernière ou à 16 % si l’on compare les chiffres à 2019, une année plus « normale ». C’est donc un très bon début d’année qui a été réalisé. Des régions marchent très très bien comme la Chine, ou les États-Unis mais aussi l’Europe où BMW est numéro 1 des ventes en Allemagne, sur son marché domestique. Toutes les activités se portent bien : BMW, Mini ainsi que l’activité Motorrad, car je rappelle que BMW Group propose une mobilité quatre roues mais aussi deux-roues. Non seulement l’activité est bonne mais le mix de ventes aussi puisque les véhicules électrifiés ont été doublées. (153 000 vs 200 000 fin 2020).

A&E : Qu’en est-il pour la France et le canal B to B ?


V.S. : Si l’on regarde la France, les activités se portent bien aussi. BMW Group France est leader du segment premium. Certes, la marque BMW régresse de 7 % sur la période – alors que le marché est en baisse de 28 % (base 2019) – mais la marque Mini progresse de 3 %. C’est une bonne dynamique. L’activité moto connaît une croissance à deux chiffres et, du côté des ventes à entreprises, on était déjà leaders et on conserve ce leadership très fort pour le segment premium avec un mix à entreprise qui augmente de manière significative : environ 40 % des ventes pour BMW en France et 24-25 % pour Mini. On se débrouille pas trop mal non plus sur le marché des particuliers à la différence que les entreprises ont des échéances et doivent renouveler leurs véhicules tandis que les particuliers hésitent plus longuement, réfléchissent davantage à leur achat.

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L’univers BMW se conjugue à deux ou quatre roues. © BMW Group

A&E : On constate depuis plusieurs mois une pénurie de semi-conducteurs et une désorganisation des chaînes logistiques qui allongent de plus en plus des délais de livraisons. Les entreprises anticipent-elles cette situation ou sont-elles tentées de reporter leurs commandes ?


V.S. : Je ne constate pas de ralentissement en termes de prises de commandes. Il y a eu un arrêt et un report des commandes en 2020 avec le confinement donc on cumule à présent les renouvellements qui n’ont pas eu lieu l’an passé et ceux naturellement programmés pour cette année.

A&E : Comment accompagnez-vous les entreprises face aux évolutions annoncées du cadre réglementaire (ZFE-m, quotas de « véhicules à faibles émissions » en flottes, etc.) ?


V.S. : Par rapport au cadre réglementaire, la force de BMW Group est de pouvoir répondre aux besoins avec une gamme très large en termes de produits et de motorisations. BMW Group est l’un des constructeurs les plus électrifiés du marché. En France, à fin juin, environ 26 % des ventes concernaient des véhicules électrifiés. Ce sera 30 % en fin d’année. En entreprise, c’est environ 10 points de plus. Étant historiquement un acteur de la mobilité électrifiée, on a largement sensibilisé nos équipes commerciales et techniques. Depuis 2013 et le lancement de la BMW i3, quelque 23 000 journées de formation ont été dispensées pour les préparer à l’approche de la mobilité électrifiée et à l’écoute des clients y compris entreprise via notre label BusinessDrive. Aujourd’hui, avec une offre large et des équipes commerciales à l’écoute, on est capables de répondre à tous les besoins. En mars 2021,le SUV iX3 a été lancé. C’est le premier véhicule premium qui propose les quatre groupes motopropulseurs (essence, diesel, hybride rechargeable ou électrique). Désormais, un client choisit le véhicule puis la motorisation qui lui convient le mieux en fonction de ses besoins. Dans tous les cas, on a des moteurs modernes et efficients : nous avons largement développé la micro-hybridation 48 volts qui est disponible sur toute la gamme diesel qui représente encore 46 % de nos ventes. On répond totalement à la demande et on lève les doutes.

A&E : Et d’une manière très concrète, dans la transition de leurs parcs ?


V.S. : L’accompagnement dans cette transition se fait avec nos partenaires, et notamment avec les loueurs longue durée. On propose désormais certains services, l’installation de bornes, par exemple, [avec ChargeGuru ou Zeplug, ndlr], comme s’il s’agissait d’une option pour le véhicule. On a une deuxième approche, plus centrée sur les conducteurs et pédagogique, avec la technologie BMW iDrive Zone qui fait que dès qu’un véhicule hybride rechargeable rentre dans une ZFE, son conducteur est incité à basculer en 100 % électrique. Une alerte est d’ailleurs affichée au tableau de bord si la batterie n’est pas chargée. À cela s’ajoute le programme BMW Points [chaque kilomètre parcouru en électrique est récompensé par un bonus, ndlr] qui permet de gagner des points, transformés en crédits de recharge dans les programmes BMW Charging et Mini Charging, et à utiliser sur les bornes de recharge. L’infrastructure étant ce qu’elle est aujourd’hui – il va falloir accélérer pour arriver aux 100 000 bornes souhaitées en France ou au million de bornes en Europe – on travaille à faciliter l’accès de nos clients au plus grand nombre de bornes, quel qu’en soit l’opérateur.

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Avec les iX3, i4 et iX la gamme électrique s’est considérablement étoffée.© BMW

A&E : La période 2020-2021 a été marquée par de nombreux lancements : quels sont les premiers retours et quelle est la feuille de route pour l’avenir ?


V.S. : BMW Group continue à investir et à développer la gamme de produits pour correspondre à l’ensemble des besoins. La gamme électrifiée s’est étoffée avec l’arrivée de la Mini Electric avant le confinement et plus récemment du BMW iX3. Nous lançons en novembre la BMW i4, qui est une Série 4 Gran Coupé 100 % électrique, et le BMW iX qui est un SUV 100 % électrique. En parallèle, nous continuons de développer des produits qui correspondent au plaisir de conduire tel qu’il est proposé par BMW donc on assiste aussi aux lancements de la Série 4 Cabriolet, ou de véhicules motorisés sportifs comme les BMW M3 et M4. Encore une fois, ces produits correspondent à une demande. On va livrer environ 5 000 Mini Electic sur 26 à 28 000 voitures distribuées en fin d’année. L’iX3 est un véhicule un peu spécifique car fabriqué en Chine, ce qui rallonge les délais de livraisons. Les pré-réservations de l’i4 et de l’iX ont débuté mi-juillet et l’acceptation par les clients comme le nombre de réservations est bon. Côté moto, on a présenté cet été le CE 04 – un scooter 100 % électrique – a un panel de clients ainsi que la R 1250 RT qui est un vrai succès. BMW Motorrad va encore réaliser une année historique, après un record de ventes en 2020, et Mini va sûrement faire une année historique en 2021.

A&E : Des projets existent-ils chez BMW Group en matière de mobilité hydrogène ?


V.S. : On a toujours eu des projets dans la mobilité hydrogène et on a continué à travailler les produits. BMW Group a présenté le concept iHydrogen en 2019 au salon de Francfort, des prototypes ont été mis à la route, une flotte expérimentale sera mise à disposition en public en 2022 pour une commercialisation d’ici à la fin de la décennie. Cela fait environ trente ans que BMW Group travaille sur l’hydrogène dont environ dix ans sur les technologies de piles à combustible. Ces recherches se font en étroite collaboration avec Toyota car il est important de pouvoir renforcer les puissances et les moyens afin d’être efficaces dans le développement d’une mobilité plus durable.

A&E : En matière de développement durable, quels sont les engagements concrets de BMW Group ?


V.S. : Dès 1973, BMW Group a mis en place une direction du développement durable avec une stratégie bâtie sur le long terme. On constate aujourd’hui les fruits de cette vision avec une approche qui n’est pas celle de la décarbonation à l’usage, à la sortie du pot, mais sur l’ensemble du cycle de vie du produit. Nous avons mis en place un système de maîtrise des émissions sur l’ensemble de la chaîne de valeur : de l’amont (fournisseurs), à l’usage en passant par la production (usines alimentées exclusivement en électricité issue de sources renouvelables) et le recyclage. Très concrètement, on s’est engagé à réduire nos émissions de CO2 de 33 % d’ici à 2030.

A&E : Croyez-vous en la fin du moteur thermique tel que cela a été annoncé par l’Union européenne ?


V.S. : Il serait une erreur d’envisager une mobilité 100 % électrique pour la France car cela doit correspondre avant tout à une certaine utilisation. Les véhicules électriques sont parfaits pour assurer une mobilité urbaine, mais dès que l’on a besoin d’autonomie, que l’on fait de longs trajets et qu’on n’a ni la capacité, ni le temps de se recharger, on a besoin d’un moteur thermique. Le thermique a fortement été développé et à évolué ces dernières années et reste efficient. Le parc moyen européen à 11 ans d’âge et un certain nombre de clients, d’utilisateurs, d’automobilistes ne sont pas encore prêts à passer au tout-électrique pour de nombreuses raisons. Ce qui risque d’allonger les durées de détention et d’ajourner le renouvellement du parc roulant. Or, la meilleure façon de le verdir, c’est de le rajeunir. Oui, réfléchissons à l’évolution de la mobilité et au 100 % électrique en ville mais avec une électricité produite de manière durable et des véhicules produits de manière durable. Pour l’heure, l’hybride rechargeable est parfait pour une conduite semi-urbaine. À condition de bien recharger les batteries.

Retrouvez cet entretien en intégralité dans le n°268 (août-septembre 2021) de L’Automobile & L’Entreprise.

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