Voiture autonome : la Corée du Sud veut accélérer avec Hyundai

Alexandre Guillet

Mis à jour le à

Sujets relatifs :

, ,
Soyez le premier à réagir

Soyez le premier à réagir

Voiture autonome : la Corée du Sud veut accélérer avec Hyundai

La Corée du Sud veut favoriser l'exploitation de services de véhicules autonomes en conditions réelles, en lien avec Hyundai et sa joint-venture Motional.

© Hyundai

À l’occasion du CES de Las Vegas, les autorités coréennes ont indiqué qu'elles allaient considérablement assouplir les réglementations relatives aux voitures autonomes. L’objectif est de mettre à la route des véhicules de niveau 4 dès 2024 avec Hyundai, notamment via la joint-venture Motional et ses robots-taxis.

Lors de sa visite sur le stand Motional au CES de Las Vegas, Won Hee-ryong, ministre du Territoire, de l'Infrastructure et du Transport de Corée du Sud, a annoncé que les autorités allaient favoriser le développement des véhicules autonomes, sous l’angle des normes de sécurité, des infrastructures et des assurances notamment. La feuille de route 2027 du pays, déjà très détaillée, prend ainsi un coup d'accélérateur.

Motional, une coentreprise à parts égales créée en 2020 par le groupe Hyundai et l’équipementier américain Aptiv (ex-Delphi), compte ainsi tester des véhicules autonomes de niveau 4 qui seront exploités pour des services de taxi.

Via Motional, Hyundai a conclu un accord prometteur avec Uber

En octobre 2022, Motional a signé un contrat de dix ans pour fournir des véhicules autonomes, sur une base de Hyundai Ioniq 5 dans un premier temps, à Uber, des modèles qui opéraient sur le trajet de 15 minutes entre l'hôtel Luxor et l'hôtel Mandalay Bay à Las Vegas. Au-delà des taxis, Uber veut utiliser ces véhicules pour des services de livraisons, notamment aux États-Unis.

Suivre la cadence de la Chine et des robotaxis de Baidu

La Corée du Sud envoie ainsi un signal à la Chine qui a assoupli les règles relatives aux véhicules autonomes. Après Wuhan en mai 2022, via la plateforme Appolo Go, la ville de Pékin a accordé une licence à Baidu pour opérer des robots-taxis dans un périmètre de 20 km² en conditions réelles, c’est-à-dire sans conducteur et sans opérateur de supervision à bord. Fort d’un capital expérience qui dépasse le million de kilomètres, Baidu se positionne aux avant-postes de la conduite autonome, en menant aussi des tests aux Etats-Unis. « Nous avons progressé à un rythme plus soutenu qu’attendu sur les technologies d’autonomisation de la conduite et nous sommes désormais en mesure de déployer un service de robots-taxis dans une ville en vingt jours seulement », souligne Wang Chong, responsable de Baidu Intelligent Driving Group, qui rappelle que plus de 200 robots-taxis seront exploités en conditions réelles en 2023.

Avec Appolo Go, Baidu progresse rapidement sur l'autonomisation de la conduite et les robotaxis.

Nous vous recommandons

Honda se réorganise pour placer l’électrification au cœur de son réacteur

Honda se réorganise pour placer l’électrification au cœur de son réacteur

Le groupe Honda annonce une importante réorganisation qui vise à faire du développement du véhicule électrique le centre de son business. Il simplifie aussi ses grandes régions mondiales et la France est concernée.Le groupe Honda...

Le constructeur de navettes autonomes Navya au bord du gouffre

Le constructeur de navettes autonomes Navya au bord du gouffre

François Liquier est le nouveau responsable développement réseau de Mazda France

Nomination

François Liquier est le nouveau responsable développement réseau de Mazda France

Conduite autonome : Alphabet (Google) va tailler dans les effectifs de sa filiale Waymo

Conduite autonome : Alphabet (Google) va tailler dans les effectifs de sa filiale Waymo

Plus d'articles