Ferdinand Piëch est décédé

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Ferdinand Piëch était l’une des personnalités les plus marquantes et charismatiques de l’industrie automobile. Son épouse a confirmé son décès, à l’âge de 82 ans.

Ferdinand Piëch est décédé

En cette période de bouleversements pour l’industrie automobile mondiale, la mort de Ferdinand Piëch intervient comme un symbole. L’ingénieur qui a mené Porsche et Audi à la victoire et qui a façonné le groupe Volkswagen pendant plus d’une vingtaine d’années est décédé à l’âge de 82 ans. Ferdinand Piëch n’était pas seulement un capitaine d’industrie. Petit-fils de Ferdinand Porsche, il était l’un des descendants les plus actifs de la dynastie Porsche, liée à Volkswagen depuis l’origine de la Coccinelle dans les années 30. Homme aussi brillant que redouté et redoutable, Ferdinand Piëch a joué un rôle important dans la constitution du groupe Volkswagen tel qu’il existe aujourd’hui. Avant d’entrer chez Audi en 1972, cet ingénieur de formation a mené Porsche à la victoire au Mans grâce à la mythique 917. Un attachement à la compétition qu’il conserva au sein de la marque aux anneaux, avec le développement des Audi de rallye, au sein du célèbre groupe B. Une réussite qui le propulse à la tête du constructeur en 1988, qu’il impose parmi les piliers de l’automobile premium en Allemagne et dans le monde. Une réussite qui n’est pourtant qu’une étape pour le dirigeant, puisque ce dernier devient directeur général de Volkswagen AG en 1993. Il est nommé président du conseil de surveillance du groupe en 2002. Une fonction qu’il occupera jusqu’en 2015.

Course à la puissance

À la tête de Volkswagen AG, Ferdinand Piëch a conduit l’intégration de marques comme Bentley, Lamborghini, Bugatti, Scania et Man au sein du groupe. Des acquisitions menées avec l’ambition de constituer un acteur de dimension mondiale, du véhicule léger au poids lourd. À l’inverse d’un pur financier, Ferdinand Piëch a poursuivi cette stratégie tout en relançant la marque Bugatti avec une voiture de 1 001 chevaux. Une course à la puissance mécanique, industrielle et commerciale, pour un homme aussi craint que respecté en dehors et au sein de sa propre firme. Ainsi, personne n’aurait pris la dernière chaise disponible lors d’une réunion publique ou privée, tant que le dirigeant n’était pas arrivé, y compris les patrons des marques du groupe… Aujourd’hui, les dirigeants de ce même groupe témoignent leur condoléances à la famille Piëch-Porsche et rendent hommage « au manager, à l’ingénieux ingénieur et à l’entrepreneur visionnaire » comme le souligne Hans-Dieter Pötsch, président du conseil de surveillance de Volkswagen AG. Ferdinand Piëch n’assistera pas à la naissance officielle du « nouveau Volkswagen », qui aura lieu dans quelques semaines à Francfort. Une étape hautement symbolique en perspective pour le groupe allemand.

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