Maxime Picat (PSA) : « Nous visons 7 % de véhicules électriques et hybrides en 2020 »

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Entretien avec Maxime Picat, membre du directoire et directeur opérationnel Europe du groupe PSA, à l’occasion du salon de Genève.

Maxime Picat (PSA) : « Nous visons 7 % de véhicules électriques et hybrides en 2020 »

Auto Infos : Les deux années à venir ne sont-elles pas un peu complexe pour Peugeot en raison des réglementations CO2 et de votre dépendance au Vieux Continent à hauteur de 80 % ?
Maxime Picat :
Nous voyons mieux ces deux années quand on est plus fort. Le fait de nous être renforcés avec Opel et d’avoir un plan pour que la marque soit à l’objectif de CO2 nous a mis dans une position d’être un important numéro deux en Europe avec 17 % de part de marché. Ce qui est sûr, c’est qu’on assume d’être plus fort en Europe avant les périodes difficiles que l’on passera plus facilement grâce à cette taille critique que nous avons obtenue. Il faut quand même rappeler que nous sommes passés de deux millions à trois millions de voitures en Europe. C’est plus 50 %, ce qui est colossal. Nous entrons dans une période où le seuil des objectifs de CO2 est le sujet numéro un.

A. I. : Pensez-vous les atteindre ?
M. P. :
Nous ferons tout ce qu’il faut pour les atteindre. Et nous sommes confiants... Cela commence dès cette année d’ailleurs. Si l’on veut être bon en janvier 2020, il faut l’être maintenant. Parallèlement, nous poussons tous nos projets à l’international parce que cette dépendance à 80 % de l’Europe n’est pas idéale. Nous n’avons pas le droit à l’erreur sur le Vieux Continent.

A. I. : Combien de véhicules électriques et hybrides devriez-vous vendre pour être dans les normes européennes ?
M. P. :
Les mix que l’on vise c’est d’avoir 7 % de ces véhicules à basse émission dans nos ventes en 2020. Ce qui représente 200 000 voitures.

A. I. : Le particulier est-il prêt à acheter ou louer ce type de véhicules ?
M. P. :
Je pense qu’un client qui rentre dans une concession Peugeot attiré par un modèle et qui se verra proposer, pour le même coût à l’usage, un modèle électrique, sera interessé. En dehors des gros rouleurs, l’électrique et l’hybride vont séduire nos clients.

A. I. : Est-ce raisonnable de miser encore sur la carrosserie SUV réputée plus lourde ?
M. P. :
Honnêtement oui. Parce que cela représente quelques grammes mais ce n’est pas massif non plus. Nous avons fait des SUV aérodynamiques. Cela dépend des pneumatiques aussi. Nous allons trouver les leviers qui permettront à nos clients d’acheter encore des SUV s’ils le veulent. Et si jamais demain les législations reprennent les valeurs NEDC pour appliquer les mêmes barèmes en WLTP, tout le monde sera évidemment impacté.

A. I. : Les deux prochaines années sont de toute façon assez incertaines ?
M. P. :
Très clairement elles sont incertaines même si nous sommes assez confiants sur le sujet.

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