Flottes d'entreprise : les véhicules électriques pourraient représenter plus de 40 % des parcs d'ici 2028

Flottes d'entreprise : les véhicules électriques pourraient représenter plus de 40 % des parcs d'ici 2028

© Mercedes-Benz

Les entreprises européennes poursuivent l'électrification de leurs parcs à un rythme soutenu. Selon une enquête Edenred, les véhicules électriques pourraient gagner 16 points de part de marché dans les flottes d'ici 2028. La recharge sur site s'impose comme un levier stratégique, tandis que les coûts et la complexité de gestion demeurent les principaux freins.

 

La transition vers la mobilité électrique s’accélère au sein des flottes professionnelles européennes, même si d’importants défis économiques et opérationnels demeurent. C’est l’un des principaux enseignements -une confirmation pourrait-on aussi dire- d’une étude menée par Edenred auprès de plus de 1 300 gestionnaires de flottes en France, en Allemagne et en Italie, au cours du premier semestre 2026.

Aujourd’hui, les véhicules thermiques conservent une place prépondérante dans les parcs interrogés, représentant 49 % du mix énergétique. Les véhicules 100 % électriques pèsent quant à eux 26 %, devant les hybrides (15 %) et les hybrides rechargeables (11 %). Mais cette répartition devrait évoluer rapidement : d’ici à 2028, la part des motorisations essence et diesel pourrait reculer de 21 points, tandis que celle des véhicules électriques pourrait progresser de 16 points (fourchette haute).

La France apparaît comme le marché le plus avancé parmi les trois pays étudiés, avec 31 % de véhicules 100 % électriques dans les flottes, contre 26 % en Allemagne et 21 % en Italie.

Le recharge sur le lieu de travail comme pierre angulaire

Les motivations de cette électrification sont d’abord économiques et pratiques. La possibilité de recharger les véhicules directement sur site est citée par 89 % des répondants, devant l’accès aux aides publiques et avantages fiscaux (87 %) et la perspective de réduire le coût total de possession (TCO) des véhicules (86 %).

LeasePlan France bornes de recharge

L’étude souligne d’ailleurs le rôle central de la recharge en entreprise. Les dépôts et sites des sociétés constituent le principal lieu de recharge pour 83 % des gestionnaires français, 81 % des allemands et 85 % des italiens. Selon les catégories de véhicules, cette recharge sur site représente entre 59 % et 64 % des volumes d’énergie consommés, avec une part encore plus importante pour les poids lourds.

Des freins au changement essentiellement économiques 

Malgré cette dynamique, les entreprises continuent de faire face à plusieurs freins. Le coût d’acquisition des véhicules électriques reste le principal obstacle, cité par 46 % des répondants. Viennent ensuite le coût et le temps nécessaires à l’installation des infrastructures de recharge (38 %), puis la complexité et l’évolution fréquente des réglementations et dispositifs fiscaux (27 %).

Pour les flottes déjà électrifiées, les enjeux deviennent avant tout opérationnels. La maîtrise des coûts de recharge est la principale préoccupation, qu’il s’agisse de la recharge en itinérance (43 %) ou sur site (41 %). Le suivi des dépenses en temps réel (35 %), la perte potentielle de productivité liée aux temps de recharge (39 %), la disponibilité des réseaux sur la route (35 %) ainsi que l’organisation des plannings de recharge (31 %) figurent également parmi les préoccupations majeures.

L’étude montre ainsi que l’électrification des flottes est entrée dans une nouvelle phase. Au-delà du choix des véhicules, les entreprises doivent désormais piloter l’ensemble de l’écosystème énergétique associé, de l’infrastructure de recharge à la gestion des coûts et de la disponibilité opérationnelle des véhicules. Une évolution qui place les questions de gestion et d’optimisation au cœur de la transition énergétique des flottes.

 

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