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Devenues incontournables dans la réparation-collision, les pièces de réemploi poursuivent leur progression dans les carrosseries. Dans un contexte porteur, les priorités des fournisseurs portent sur la qualité des éléments, les services, et la transparence des informations.
La pièce de réemploi a le vent en poupe. Selon les données SRA, un élément remplacé sur cinq concerne une pièce d’occasion. Même les véhicules haut de gamme et les SUV, n’échappent plus à la tendance. Elle se traduit par des progressions de plus de 65% de leur utilisation dans certains ateliers, observe Luc Fournier, directeur de l’activité PIEC d’Alliance Automotive Group.
Toutefois, si l’orientation demeure positive, la croissance se tasse depuis le début d’année, analyse Nicolas de Gaudemont, directeur de l’offre PIEC d’Indra. Le recul du taux d’accidentologie, et le développement des aides à la conduite, limitant le nombre de véhicules hors d’usage.
Face à ce passage à l’échelle attendu, les opérateurs du marché se mettent en ordre de marche. L’enjeu n’est pas seulement écologique, il est aussi économique à l’heure où le coût des réparations s’envole. En outre, la PRE répond au reconditionnement des véhicules d’occasion, souligne Pierre Largillier, directeur général délégué de Caréco.
Précurseur sur le segment, AAG table sur la qualité, la garantie à vie des pièces, et sa marque Back2car. Ce gap suppose aussi d’adapter les organisations, la digitalisation et le démontage, souligne Luc Fournier. Ainsi, l’opérateur a industrialisé les process, augmenté les cadences de production, et instauré un fonctionnement en deux huit sur ses sites d’Amiens et de Laon. Déjà l’an dernier, la filiale d’AAG avait commercialisé 400 000 PRE, soit une croissance à deux chiffres par rapport à 2024.
Dans les ateliers de l’opérateur, 80% des véhicules sont démontés, contre une moyenne de 50% à l’échelle du marché. Une quinzaine de pièces est extraite, référencée et stockée. Les ventes se concentrant autour des pare-chocs arrière, des hayons et des portes. Face à ces best-sellers, l’éclairage fait partie des valeurs montantes. Cet élargissement des gammes, se retrouve du côté des vitres latérales et des modules électroniques au sein de Caréco.
De nouvelles familles de pièces de réemploi
De nouvelles familles apparaissent également autour des pare-boues, des baies de pare-brise, des antennes, mais aussi des calculateurs BSM et BSI, relate Hugo Barberot, directeur marketing de GPA. En outre, cet opérateur a élargi ses gammes aux batteries de traction, depuis l’été.
Dans ce contexte, l’attention porte sur le référencement des pièces, mais aussi la transparence des informations et les photographies. « Les carrossiers nous font progresser dans le détail des données accompagnant les annonces des pièces, de manière à permettre de commander le bon élément, indique Pierre Largillier. Cette évolution contribue à la confiance dans le réseau, au même titre que le service après-vente qui reste déterminant dans la gestion des retours. »





