
L’outillage dédié à la réparation des plastiques s’inscrit dans l’offre développée par Mirka et 4Plastic, qui associe produits, formation et assistance technique pour accompagner les carrossiers.
© Mirka - 4Plastic
Réparer un bouclier plutôt que le remplacer peut permettre à un atelier de valoriser sa main-d’œuvre tout en réduisant son besoin de pièces neuves. C’est sur cette approche que repose le partenariat annoncé par Mirka et 4Plastic. Les deux entreprises souhaitent rendre plus accessibles des solutions de réparation des composants plastiques automobiles, en associant produits, formation et accompagnement technique.
Spécialiste des technologies de finition de surface, Mirka entend développer avec 4Plastic une offre structurée autour de plusieurs volets. Une gamme de produits dédiés doit être complétée par des programmes de formation et de certification des techniciens, ainsi que par une assistance technique en ligne et des recommandations de réparation. La collaboration prévoit également des partenariats industriels et des réseaux de recommandation. L’objectif annoncé est d’élargir l’accès à des méthodes que les partenaires présentent comme principalement utilisées, jusqu’ici, par les grands groupes de carrosserie et les réseaux spécialisés dans la réparation des plastiques. Pour les ateliers, l’enjeu consiste donc autant à disposer des produits adaptés qu’à acquérir les compétences nécessaires à leur mise en œuvre.
Préserver les propriétés mécaniques des pièces
Au-delà de l’aspect final du bouclier, par exemple, les partenaires mettent en avant la conservation de ses propriétés mécaniques. Selon eux, leur approche permet de restituer la flexibilité et la résistance des composants réparés, avec un niveau de performance comparable à celui des pièces d’origine. Mirka et 4Plastic indiquent ainsi vouloir dépasser les méthodes traditionnelles reposant largement sur les mastics et les adhésifs. La communication sur ce partenariat ne détaille toutefois ni les procédés employés ni les résultats des essais évoqués. Il ne précise pas non plus les références des produits, les types de dommages pris en charge ou les validations obtenues auprès des constructeurs. Ces éléments seront nécessaires pour apprécier le champ d’application de l’offre en atelier.
Davantage de main-d’œuvre, moins de dépendance aux pièces
Sur le plan économique, la réparation modifie la répartition de l’intervention entre achat de pièces et travail effectué en carrosserie. Les deux entreprises mettent en avant une augmentation du temps facturable et des marges potentiellement plus élevées que lors d’un remplacement. Ces bénéfices restent néanmoins liés au temps nécessaire à l’opération et aux moyens engagés par l’atelier. Conserver la pièce peut aussi limiter la dépendance à la disponibilité d’un pare-chocs neuf et, dans certaines situations, raccourcir l’immobilisation du véhicule. Pour les assureurs, les partenaires présentent cette démarche comme un moyen de réduire le coût des sinistres. Elle vise également à limiter la consommation de pièces de remplacement et l’impact environnemental associé, sans qu’un bilan chiffré soit fourni.
Le partenariat place ainsi la formation et l’accompagnement au centre du développement de cette activité. Les modalités commerciales, le calendrier de déploiement et les conditions d’accès aux certifications ne sont pas précisés à ce stade.





