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Après plus d'un demi-siècle d'activité et plus de 40 millions de moteurs produits, l'usine de Douvrin s'apprête à écrire son dernier chapitre. Cette fermeture symbolise à elle seule la transformation profonde de l'industrie automobile européenne confrontée à l'électrification.
Par Christophe Carignano
Publié le 17 juillet 2026
Dans l'histoire industrielle française, certains sites dépassent leur simple fonction de production. Douvrin fait partie de ces usines emblématiques qui ont accompagné plusieurs générations d'automobilistes. Depuis son inauguration dans les années 1960, le site a fourni des motorisations à de nombreux modèles des groupes Peugeot et Renault, participant directement au développement de l'industrie automobile française.
La fermeture programmée du site le 30 octobre prochain marque une rupture historique. Elle illustre la disparition progressive d'un modèle industriel construit autour du moteur thermique. Avec l'accélération de la transition énergétique, les besoins des constructeurs évoluent rapidement. Les investissements se concentrent désormais sur les batteries, l'électronique de puissance et les plateformes électriques de nouvelle génération.
Pour Stellantis, cette décision répond à une logique industrielle mondiale. Le constructeur réorganise progressivement ses capacités de production afin d'accompagner l'évolution du marché. Si les moteurs thermiques continueront encore plusieurs années à équiper des millions de véhicules, leur place dans les stratégies de long terme se réduit inexorablement.
Au-delà des chiffres, Douvrin rappelle que la transition énergétique n'est pas seulement technologique. Elle touche les territoires, l'emploi, les savoir-faire et l'identité même de certaines régions industrielles. Cette fermeture restera comme l'un des symboles les plus marquants de la mutation automobile des années 2020.





