Le vernis sans pulvérisation rejoint les métiers de la FFC

Jean-Marc Gervasio
Le vernis sans pulvérisation rejoint les métiers de la FFC

Le vernis sans pulvérisation (VSP) permet de rénover certaines surfaces vernies sans recourir aux techniques traditionnelles de peinture. Une solution complémentaire de Smart Repair qui ouvre de nouvelles perspectives aux professionnels de la rénovation esthétique automobile.

© Décision Atelier / JLG

La FFC Mobilité Réparation et Services intègre le vernis sans pulvérisation (VSP) parmi les activités d'esthétique automobile qu'elle représente. Cette technique de rénovation, destinée à traiter certaines altérations des surfaces vernies sans recourir à une application traditionnelle de peinture, entend compléter les solutions de réparation existantes.

Face à la diversification des besoins de remise en état automobile, les techniques de réparation localisée continuent de se développer. C'est dans ce contexte que la FFC Mobilité Réparation et Services, branche de la Fédération française de carrosserie, annonce l'intégration du vernis sans pulvérisation (VSP) au sein de son activité Esthétique Automobile. Relevant de l'univers du Smart Repair, ce procédé vise à restaurer l'aspect de certaines surfaces vernies sans passer par les opérations classiques de pulvérisation en cabine. Son intérêt réside notamment dans la possibilité de proposer une intervention proportionnée à la dégradation constatée, lorsque l'état du revêtement permet son utilisation. Le VSP ne constitue toutefois pas une solution universelle. Son domaine d'application reste conditionné à la nature et à l'importance des dommages. Les réparations impliquant une atteinte aux couches de peinture ou nécessitant une remise en état plus profonde continuent de relever des méthodes traditionnelles de carrosserie-peinture.

Des débouchés dans la rénovation et le véhicule d'occasion

Pour les professionnels de l'après-vente, cette technique peut représenter une prestation complémentaire, particulièrement sur le marché du reconditionnement des véhicules d'occasion. La remise en état esthétique constitue en effet un enjeu pour les distributeurs, préparateurs et professionnels chargés de valoriser les véhicules avant leur commercialisation. Le VSP peut également trouver des applications dans la restitution des véhicules en fin de contrat de location, lorsque certaines dégradations superficielles doivent être corrigées. La rénovation de véhicules anciens ou de collection figure aussi parmi les débouchés identifiés.
Au-delà de l'aspect technique, l'intérêt économique de cette solution dépendra notamment du coût de l'intervention, du temps nécessaire à sa réalisation et de la qualité du résultat obtenu. Autant de paramètres que les professionnels devront apprécier au regard des méthodes de réparation déjà disponibles.

La FFC veut structurer cette nouvelle compétence

L'intégration du VSP traduit également la volonté de la Fédération d'accompagner l'évolution des métiers de l'esthétique automobile, dont les activités dépassent désormais le seul entretien cosmétique des véhicules. Pour Fabrice Bonin, président de la FFC Mobilité Réparation et Services – Esthétique Automobile, cette démarche répond à un objectif de reconnaissance professionnelle : « Le VSP s'inscrit pleinement dans cette démarche : une technique encadrée, enseignée et portée par des professionnels. Notre rôle consiste à accueillir ces évolutions, à partager les bonnes pratiques et à accompagner ceux qui se forment. »
La Fédération entend ainsi sensibiliser ses quelque 2 000 adhérents aux possibilités offertes par cette technique, mais également à ses limites d'utilisation. L'enjeu consiste à favoriser les échanges entre les métiers de la réparation et ceux de la rénovation esthétique, sans opposer leurs compétences respectives.

La formation, condition de son développement

La diffusion du VSP auprès des professionnels passe également par l'acquisition de compétences spécifiques. L'organisme RestorFX, certifié Qualiopi, propose à cet effet des formations destinées aux entreprises automobiles et à leurs collaborateurs. Ces programmes doivent permettre aux opérateurs de maîtriser les gestes techniques, mais surtout d'identifier les dégradations compatibles avec le procédé. Cette capacité de diagnostic préalable apparaît essentielle pour éviter de recourir à une technique inadaptée et garantir la qualité des interventions. Les formations peuvent, sous certaines conditions d'éligibilité, bénéficier de financements au titre de la formation professionnelle, notamment par l'intermédiaire des opérateurs de compétences (OPCO).

Reste désormais à mesurer la place que pourra réellement occuper le vernis sans pulvérisation dans les ateliers, en fonction de son efficacité sur les dommages rencontrés, de son coût de mise en œuvre et de son acceptation par les professionnels de la réparation.

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