Le gouvernement envisage un bonus de 1 000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique d’occasion

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Afin d’accélérer la transition vers la voiture électrique, un bonus de 1 000 euros sera versé en 2021 pour l’acquisition d’un véhicule de seconde main électrique.

© Renault Poitiers Sacoa des Nations
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Lors d’une interview accordée au Parisien le 11 octobre 2020, Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué aux Transports, a laissé entendre qu’un « bonus de 1 000 euros serait créé pour soutenir l’achat d’un véhicule d’occasion 100 % électrique ».

Toutefois, le marché VO du véhicule électrique est encore anecdotique dans l’Hexagone. En effet, même si le marché du VE neuf a progressé de 206 % en septembre 2020, il ne représente qu’une part de marché de 8,8 % sur cette même période, ce qui est encore insuffisant pour espérer atteindre des volumes raisonnables sur le marché de l’occasion.

Dans le même temps, les pouvoirs publics envisagent de réduire le bonus pour l’achat d’un véhicule neuf, y compris l’électrique et l’hybride à partir du 1er janvier 2021, dans le cadre du PLF 2021 discuté en ce moment à l’Assemblée nationale.

Le malus au poids encore en discussion

Dans cet entretien, le ministre rappelle également que le projet de malus au poids n’est pas totalement abandonné mais encore en arbitrage interministériel...

« Mettre en place une aide à l’acquisition de VO 100 % électriques est une décision pragmatique, et conforme à nos propositions, commente Xavier Horent, délégué général du CNPA. Pour tenir le rendez-vous de la décarbonation, avec un objectif d’un million de véhicules électriques et hybrides en 2022 – 350 000 unités aujourd’hui dans le parc –, il faut changer de braquet sur les infrastructures, la réglementation et les aides, sans oublier le défi du maintien d’investissements massifs dans le contexte actuel. Il convient simultanément d’accélérer le rétrofit : le CNPA en est partie prenante ».

Et d’ajouter : « Mais le mix de l’incitation / dissuasion reste déséquilibré : le projet de malus au poids reste en arbitrage interministériel, et la fin de l’éligibilité du diesel aux primes à la conversion en janvier 2021 vient d’être annoncée par Barbara Pompili... sans concertation ni étude publique ».

L’économie d’une filière dépendante d’une vision approximative

« Il est regrettable de voir l’économie d’une filière dépendante de débats non arbitrés de manière claire au niveau du gouvernement lui-même. Comment dans ces conditions compter sur une politique stable et cohérente ? », rappelle le délégué général du CNPA.

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