Yves Bonnefont (DS) : « Une rentabilité de 2 à 3 % à terme pour les concessionnaires »

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À l’occasion du lancement de son SUV DS 7 Crossback, son premier véritable modèle en tant que marque à part entière, DS Automobiles organisait à Paris sa DS Week. Clients professionnels et particuliers, journalistes, mais aussi concessionnaires ont été invités à découvrir le nouvel emblème de la marque. Yves Bonnefont, directeur de la marque DS Automobiles, revient sur cette journée consacrée aux distributeurs.

Yves Bonnefont (DS) : « Une rentabilité de 2 à 3 % à terme pour les concessionnaires »

A. I. : Quels étaient les objectifs de cette DS Week à laquelle les concessionnaires ont été conviés ?

Y. B. : Nous souhaitions accueillir différents partenaires de DS Automobiles dont les concessionnaires qui sont nos partenaires business privilégiés. Nous avons convié 750 concessionnaires, dont 200 Français. Ce programme d’immersion, d’une durée de 24 heures, proposait un parcours complet pour faire découvrir le DS 7 Crossback au travers des ateliers organisés avec des experts ainsi que des sessions de conduite avec la version diesel 180 ch.

A. I. : L’occasion également de fédérer les concessionnaires autour de la marque ?

Y. B. : DS Automobiles est une toute nouvelle marque, avec un réseau naissant. Il nous semblait donc effectivement important de réunir ceux qui nous font confiance et qui ont fait le choix de s’investir. Il était également primordial de pouvoir répondre aux questions relatives au business qu’auraient ces concessionnaires. Nous avons échangé avec eux sur la stratégie de la marque, son positionnement, son plan produit, sur le réseau, les investissements, mais aussi sur les marges et la rentabilité.

A. I. : Quelle rentabilité peuvent attendre les concessionnaires ?

Y. B. : Nous avons conçu des business case qui permettront à notre réseau d’être rapidement rentable. Sans oublier qu’avec la nouvelle gamme de produits, le panier moyen, donc la marge réalisée sur la vente des véhicules neufs devrait rapidement augmenter. Avec le DS 7 Crossback, ce panier moyen devrait s’établir autour de 50 000 euros, en hausse par rapport au montant actuel. Nous devrons atteindre à moyen terme une rentabilité comprise entre 2 et 3 %, à hauteur des autres marques premium.

A. I. : Quels ont été les investissements nécessaires pour les 150 concessionnaires qui ont choisi de représenter DS Automobiles ?

Y. B. : L’investissement a été raisonnable, environ 400 000 euros pour les Store de 250 m2 et 200 000 euros pour les Salon de 150 m2. Puisque tous ces investisseurs distribuent déjà Citroën, un certain nombre de synergies ont pu être réalisées, tant au niveau de l’administratif (comptabilité, RH, communication) qu’au niveau de l’après-vente avec des ateliers mis en commun. De plus, nous avons voulu avec ces sites mettre fin au modèle de distribution ancien qui privilégiait les cathédrales et tenter une nouvelle approche phygital au service d’une nouvelle expérience client. Une stratégie illustrée par exemple par le DS Virtual Vision qui permet aux clients de configurer en mode réalité virtuelle leur futur véhicule.

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