
Les centres partenaires d’Indra Automobile Recycling seront prochainement divisés en trois niveaux d’engagement.
© Décision Atelier / JLG
En réunissant ses 235 centres partenaires, Indra Automobile Recycling souhaitait leur présenter son plan de croissance pour les quatre prochaines années. L’augmentation du chiffre d’affaires de ce recycleur automobile passera, entre autres, par une nouvelle classification des CVHU partenaires.
Faire plus avec moins. C’est l’un des constats posés par Indra Automobile Recycling lors de son évènement « Cap Réseau », organisé mi-octobre 2026 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) en présence de 235 centres de traitement des véhicules hors d’usage (VHU) partenaires. Les chiffres sont clairs : de 1,3 million de VHU comptabilisés en France en 2021, leur nombre est passé sous la barre du million en 2025. Malgré cela, le recycleur automobile vise à afficher une croissance de son chiffre d’affaires de 70 % d’ici quatre ans. Cet objectif fait partie intégrante de son plan « Valeur 2030 », qui entre désormais dans sa phase opérationnelle. Trois piliers ont été présentés aux partenaires d’Indra, axés sur l’approvisionnement, la structure et la valorisation.
Trois niveaux d’engagement des CVHU partenaires
Le premier point concerne donc le flux de véhicules hors d’usage arrivant dans les centres de traitement. Si Indra profite d’importants volumes provenant des compagnies d’assurance, notamment grâce à des partenariats historiques, l’entreprise cherche à développer de nouveaux accords avec de grands comptes nationaux. Les concessionnaires, les loueurs, les gestionnaires de flottes, les enchéristes, les négociants, les fourrières ainsi que les particuliers sont notamment visés. Pendant ce temps, le recycleur prévoit de digitaliser davantage ses processus. L’outil de gestion et de distribution de dossiers Connect’Car devrait ainsi être davantage automatisé. « Le recyclage automobile change de dimension. Les volumes baissent, les exigences montent, le secteur se consolide. Dans ce contexte, la force d'un réseau ne se mesure plus seulement au nombre de centres mais à ce que chacun produit », indique dans un communiqué Xavier Kaufman, le PDG d’Indra.
Les 235 CVHU partenaires d’Indra ont également découvert la nouvelle organisation voulue par le groupe, qui se base sur trois niveaux d’engagement : Centre Associé, Centre Partenaire et Centre Référence. Ils reposent sur des attentes fixes en matière de conformité réglementaire, de qualité de déconstruction et de partage des données. En fonction de son niveau, le centre VHU peut accéder aux épaves provenant des contrats nationaux, aux offres de valorisation des matières et des véhicules électriques, aux outils digitaux ou encore à un accompagnement opérationnel précis. Les places ne sont pas limitées et seules les performances du CVHU permettent d’établir sa compatibilité avec les différents niveaux. Le déploiement doit s’étendre sur quinze mois, avec des premières réunions régionales dès la fin d’année 2026, des audits sur place et la signature des contrats pour une entrée en vigueur dès janvier 2028.
PIEC, distribution de pièces et véhicules électrifiés
Indra précise d’ailleurs que ses neuf sites industriels détenus en propre appliqueront les mêmes standards opérationnels que les centres partenaires. Enfin, le troisième pilier est directement lié aux pièces issues de l’économie circulaire (PIEC), qui devraient prochainement bénéficier d’un nouveau label associant une garantie de 24 mois. La plateforme de distribution Procis devrait d’ailleurs être optimisée d’ici octobre 2027. Elle sera présentée lors du salon parisien Equip Auto. Toujours avec la volonté d’améliorer les procédés digitaux, Indra prévoit de renforcer sa coopération avec la marketplace Opisto, dont l’entreprise détient 47 % du capital. Son logiciel de gestion équipe « la grande majorité » des centres du réseau. Leurs procédés quotidiens n’auront pas d’autre choix que d’être modifiés puisqu’Indra prévoit que le nombre de véhicules électrifiés traités devrait dépasser les 10 000 unités au début des années 2030.







