
Les objectifs de recyclage de l’huile collectée ont été atteints par Cyclevia.
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Agréé au titre d’éco-organisme de la filière des huiles et des lubrifiants, Cyclevia terminera son premier mandat en fin d'année 2027. L’occasion de faire le bilan des mesures entamées, de la régularisation des derniers non-contributeurs, du recyclage et des relations avec les enseignes de la réparation automobile.
La fin du premier agrément de Cyclevia approche. L’éco-organisme de la filière des huiles le terminera en fin d'année 2027, mais la mission perdurera très certainement ensuite. Depuis quatre ans, cette société privée à but non lucratif réunit 450 adhérents producteurs de lubrifiants pour encourager la filière à collecter et traiter les huiles usagées ; ainsi que, prochainement, les emballages souillés. En 2025, près de 433 000 tonnes d’huiles ont ainsi été déclarées auprès de Cyclevia, qui estime que ce poids représente 96 % du marché français. L'ensemble de la filière est parvenu à en collecter 240 500 tonnes ; soit 57,3 %, pour un objectif réglementaire fixé à 53 % en 2025. Les professionnels de la filière connaissent désormais tous Cyclevia, qui ne manque pas solliciter les producteurs non-contributeurs. Sur les 77 contactés, 45 ont ainsi accepté de régulariser leur situation.
Mobivia ne renouvelle pas ses points de collecte d’huile
Plus il y a d’adhérents et meilleure est la gestion, moins l’éco-contribution qu’ils doivent payer est élevée. Ainsi, alors qu’elle était de 89 euros par tonne les trois premières années, elle est passée à 67 euros en 2025 et à 50 euros l’année suivante. La collaboration se fait également avec les enseignes de maintenance automobile. Celles du groupe Mobivia (Carter-Cash, Norauto et Midas) avaient accepté de déployer 21 points de collecte de l’huile usagée des automobilistes dans quatre régions. Entre juin et décembre 2021, 56 tonnes de lubrifiants usagés et 6,4 tonnes d’emballages souillés avaient ainsi été collectées. Sans qu’une raison ne soit communiquée, ces trois réseaux n’ont pas souhaité prolonger l’opération, qui évitait pourtant aux particuliers de se rendre dans les déchetteries pour y déposer l’huile issue de leurs propres vidanges.
Etant passé d’une REP purement financière à une REP mixte, Cyclevia gère également l’aspect opérationnel de la collecte et du recyclage de l’huile. L’éco-organisme a mené plusieurs projets de taille dans les territoires enclavés : 2,5 tonnes d’huiles usagées ont été collectées sur l’île bretonne de Sein ; une collecte aérienne a été opérée à la Réunion et une intervention en pirogue a été effectuée en Guyane. Dans les faits, Cyclevia dépense en moyenne six fois plus pour mener à bien une mission dans les territoires ultramarins qu’en France métropolitaine. La société continue pourtant de proposer aux collectivités de lui déléguer la gestion des huiles usagées dès lors qu’il y en a plus de 200 litres. Le système « Ma collecte » va dans ce sens mais n’est pas valable dans les Départements et régions d’outre-mer (Drom).
Objectifs de recyclage atteints
Collecter le maximum de lubrifiants usagés contribue directement aux objectifs de recyclage. Le taux de régénération est ainsi de 86,6 % en 2025, et les 90 % voulus par l'Etat sont attendus dès 2027. Cyclevia a d’ailleurs prolongé son appel à projet visant à implanter en France une usine de régénération des huiles usagées. Avec une dotation de 11 millions d’euros, le site industriel serait en mesure de produire des huiles de base de groupes 2 et ou 3, destinées à la formulation d’huiles neuves homologuées par les constructeurs. Réalisant également de nombreuses opérations de sensibilisation auprès des professionnels et des particuliers – comme lors de certaines compétitions de la FFSA –, Cyclevia prépare donc la fin de son premier agrément. « Notre responsabilité est désormais de transformer les dispositifs engagés en solutions durables, utiles aux acteurs de la filière comme aux territoires », conclut dans un communiqué son directeur général, André Zaffiro.








