
En 2025, près d’un contrôle technique périodique sur cinq a donné lieu à une contre-visite obligatoire, avec des écarts marqués entre les régions, selon les données de l’UTAC/OTC analysées par Winparts.
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Une analyse du spécialiste néerlandais de la vente en ligne de pièces détachées Winparts, fondée sur les résultats 2025 de l’UTAC/OTC, fait apparaître d’importantes disparités territoriales dans les taux de contre-visite. Les voitures particulières comme les utilitaires légers sont davantage concernés dans les Pays de la Loire et en Bretagne. Des écarts à interpréter en tenant compte des caractéristiques des véhicules contrôlés.
Près d’un contrôle technique périodique sur cinq a entraîné une contre-visite obligatoire en 2025. Sur les quelque 23,1 millions de contrôles recensés par l’UTAC/OTC, cette proportion atteint 19,30 %, toutes catégories de véhicules légers confondues. Derrière cette moyenne nationale, les résultats varient toutefois fortement selon les territoires.
Le distributeur de pièces automobiles Winparts a exploité les données départementales du rapport annuel pour établir des comparaisons régionales, pondérées par le nombre de contrôles réalisés. Pour les voitures particulières, le taux de contre-visite s’établit à 18,92 % au niveau national, mais dépasse 25 % dans certaines régions.
Un quart des voitures concernées dans l’Ouest
Les Pays de la Loire affichent un taux de contre-visite de 25,30 %, devant la Bretagne, à 24,94 %. Suivent la Bourgogne-Franche-Comté, à 21,60 %, et la Normandie, à 20,87 %. À l’opposé, l’Île-de-France présente une proportion de 12,54 %, environ deux fois inférieure à celle des Pays de la Loire. La comparaison départementale accentue ces différences. En Ille-et-Vilaine, 27,64 % des voitures particulières contrôlées doivent faire l’objet d’une contre-visite, contre 9,77 % dans le Val-d’Oise. La Loire-Atlantique atteint 26,75 %, la Guadeloupe 25,96 %, le Maine-et-Loire 25,68 % et l’Indre-et-Loire 25,60 %.
Ces chiffres décrivent cependant les contrôles effectués dans chaque département. Ils ne constituent donc pas, à eux seuls, une mesure de l’état de l’ensemble du parc détenu par ses habitants, ni un indicateur permettant de comparer la sévérité des centres.
Les utilitaires présentent des taux plus élevés
Pour les véhicules utilitaires légers, la proportion nationale de contrôles donnant lieu à une contre-visite atteint 22,39 %. Là encore, les Pays de la Loire et la Bretagne se distinguent, avec respectivement 30,48 % et 30,26 %, contre 12,98 % en Île-de-France. En Loire-Atlantique, un tiers des utilitaires contrôlés sont concernés : le taux s’élève à 33,17 %, contre 9,87 % dans le Val-d’Oise. Pour les ateliers qui entretiennent des flottes professionnelles, ces résultats soulignent l’intérêt d’anticiper les échéances de contrôle afin de programmer les éventuelles réparations et de limiter leurs conséquences sur la disponibilité des véhicules.
L’ancienneté du parc comme piste d’explication
Winparts avance plusieurs facteurs pour expliquer cette géographie, notamment l’âge des véhicules et leur exposition à l’humidité ou au sel, susceptibles de favoriser la corrosion. L’analyse cite un taux de non-conformité de 24,09 % pour les voitures de plus de dix ans, contre 4,63 % pour celles de quatre ans ou moins. Le distributeur évoque également un renouvellement plus rapide du parc francilien, soutenu par les flottes d’entreprise et la location longue durée. Ces éléments constituent des pistes d’interprétation : les comparaisons présentées ne permettent pas d’isoler la contribution de chaque facteur aux écarts territoriaux.
Pour les réparateurs, l’enseignement reste concret. L’ancienneté, l’usage et les conditions de circulation du véhicule doivent guider les vérifications avant le contrôle technique. Les résultats régionaux apportent un éclairage sur les besoins d’entretien, mais l’examen individuel demeure indispensable pour identifier les travaux à réaliser.





