
Face à la hausse des coûts du carburant, la FNTR réclame une indexation plus rapide des prix du transport, le versement des aides attendues et une baisse temporaire des taxes sur les carburants professionnels.
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La Fédération nationale des transports routiers demande au gouvernement de renforcer l’indexation des coûts énergétiques, d’accélérer le versement des aides et de réduire temporairement les taxes sur les carburants professionnels. Elle fixe une échéance à la mi-octobre, avant une éventuelle consultation des entreprises sur des actions de mobilisation.
Pour les transporteurs, la répercussion des hausses de carburant dans les factures ne suffit pas si elle intervient trop tard ou si les règlements tardent à suivre. C’est l’enjeu de trésorerie que place au centre de ses revendications la Fédération nationale des transports routiers (FNTR). Réunies le 28 septembre à la demande de sa présidente, Florence Dupasquier, ses instances ont alerté sur les difficultés des entreprises de transport routier de marchandises face à l’augmentation des coûts énergétiques.
La Fédération souhaite agir sur plusieurs leviers, allant des modalités d’indexation des contrats au versement des soutiens publics. Elle ajoute à ses demandes une baisse temporaire de la fiscalité du carburant professionnel.
Une indexation plus rapide et plus lisible
La FNTR demande une simplification du mécanisme légal de répercussion des variations des coûts énergétiques dans les prix du transport. Son objectif est de tendre vers un seul indice de référence par énergie utilisée, correspondant au mois en cours. Cette évolution doit, selon elle, permettre d’intégrer plus rapidement les variations de prix et de rendre les ajustements plus transparents. L’organisation appelle le gouvernement à reprendre un amendement qu’elle indique porter depuis plusieurs mois. L’enjeu est de limiter le décalage entre les dépenses de carburant engagées par les transporteurs et leur répercussion auprès des clients.
La Fédération réclame également davantage de contrôles de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), sur l’application de l’indexation comme sur le respect des délais de paiement. Elle demande que ces contrôles soient accompagnés, lorsque cela est nécessaire, de sanctions administratives, et que leurs résultats soient rendus publics : nombre de vérifications, de mises en demeure et de sanctions.
Des aides dont le calendrier est contesté
Autre point de tension, le versement des aides publiques. Selon la FNTR, un nombre important d’entreprises attend encore les soutiens prévus pour avril et mai. Elle demande leur paiement sans délai, ainsi que l’ouverture rapide de la plateforme consacrée aux aides de juin, juillet et août. La Fédération souhaite aussi une prolongation du dispositif pour le transport routier de marchandises, qu’elle dit exclu des prorogations accordées à d’autres secteurs. Elle souligne qu’un soutien conçu pour répondre à une urgence perd de son efficacité lorsqu’il arrive tardivement, alors que les dépenses continuent de peser sur les trésoreries.
Les instances de la FNTR réclament désormais une baisse « significative et temporaire » des taxes sur les carburants professionnels pendant toute la durée de la crise. Pour défendre cette mesure, l’organisation invoque un écart de prix avec l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne, qu’elle attribue à la fiscalité et considère comme un handicap pour la compétitivité des transporteurs français.





