
La signature officielle de l’extension de partenariat entre les services de l’État et l’Union des Assisteurs a eu lieu au Mondial du Secours et de la Protection.
© DA via DALL-E
Depuis leur généralisation dans les véhicules européens en 2018, les appels d’urgence émanant du dispositif eCall sont reçus et traités depuis une plateforme de l’Union des Assisteurs. Cette dernière a prolongé son accord avec le gouvernement français pour continuer de l’opérer sur les cinq prochaines années.
Entre le passage progressif aux antennes 5G et la poursuite de l’efficacité des anciens modèles 2G et 3G, la gestion des eCall n’est pas de tout repos. Pour rappel, depuis le 31 mars 2018, tous les véhicules vendus neufs dans l’Union européenne doivent être équipés d’un système d'appel d'urgence automatique. Les communications de détresse arrivent ensuite, pour ce qui est de la France, dans une plateforme dont la gestion quotidienne a été confiée par l’État français à l’Union des Assisteurs. Chaque année, plus de 500 000 alertes y parviennent mais l’écrasante majorité ne nécessite pas l’intervention des secours. Il peut s’agir d’erreurs de manipulation – son bouton est généralement positionné sur le plafonnier de la voiture –, d’une situation sans urgence vitale, d’une simple panne ou même d’un bug électronique. Ainsi, en juin 2025, un véhicule avait généré à lui seul 15 500 fausses alertes en quelques jours.
Ce dernier exemple illustre parfaitement l’intérêt de l’eCall. Ces 15 500 appels générés à la suite d’une défaillance interne au véhicule auraient considérablement gêné les services officiels du 112. « Notre rôle est de faire en quelques secondes la différence entre une fausse alerte, une demande d’assistance et une urgence vitale. En filtrant près de 95 % des appels et en transmettant immédiatement aux secours les situations réellement graves, l’eCall français protège à la fois les automobilistes et les services d’urgence », résume dans un communiqué le président de l’Union des Assisteurs, Nicolas Sainz. L’exploitation par ses services de la plateforme PSAP eCall France a visiblement convaincu le gouvernement français, qui a renouvelé en mai dernier leur partenariat jusqu’en 2031.
Disparition des antennes 2G/3G
Nicolas Sainz y voit « une marque de confiance forte dans ce modèle public-privé unique », confirmant au passage que le eCall participe à sauver 300 vies chaque année dans le pays. Sa promesse est de transférer les urgences qui le nécessitent en moins de 75 secondes. À chaque déclanchement du bouton, la localisation exacte est collectée et l’arrivée des secours est particulièrement facilitée. Au total, depuis le lancement opérationnel du dispositif en 2018, près de 1,8 million d’alertes ont été réceptionnées par le PSAP eCall France. Ses nouvelles missions concerneront notamment l’intégration de la nouvelle génération de NG eCall fonctionnant avec la 5G. L’Union des Assisteurs devra également réussir à faire perdurer les anciennes versions de l’appel d’urgence, menacées par la disparition progressive des antennes 2G et 3G.






