
© Alexis Goudeau / L'Automobile & L'Entreprise / ETAI
Le marché de la location longue durée (LLD) a confirmé sa bonne dynamique au troisième trimestre 2026, surperformant une nouvelle fois le marché automobile français du neuf. Selon les données publiées par le Sesamlld, les immatriculations en LLD ont progressé de 6,9 % sur la période, soutenues par la vigueur du segment des voitures particulières et l’essor marqué des véhicules électriques.
Dans un marché automobile français global redevenu positif, avec 447 233 immatriculations de véhicules légers neufs entre juillet et septembre, soit une hausse de 5,3 % par rapport au troisième trimestre 2025, la LLD affiche une croissance encore plus prononcée. Les loueurs longue durée ont enregistré 133 014 immatriculations sur la période, représentant désormais 29,7 % du marché total, contre 29,3 % un an plus tôt.
Cette performance s’explique notamment par la bonne tenue des flottes d’entreprise. La LLD continue de renforcer son poids dans les immatriculations professionnelles : 61,9 % des véhicules d’entreprise sont désormais financés sous cette forme, soit une progression de 1,5 point sur un an.
Le marché reste toutefois marqué par une forte disparité entre les segments. Ainsi, les voitures particulières constituent le principal moteur de croissance, avec une hausse de 6,8 % en LLD, tandis que les véhicules utilitaires légers (VUL) accusent un repli de 13,8 %. Cette tendance reflète celle observée sur le marché global où les VP progressent de 9,6 %, notamment grâce au dispositif du leasing social, alors que les VUL affichent une contraction à deux chiffres (12 %).
Les véhicules électriques prennent le lead, une première
La transformation énergétique du parc financé en LLD se poursuit à un rythme soutenu. Les véhicules 100 % électriques (BEV) deviennent pour la première fois la motorisation dominante du marché avec 55 476 immatriculations au troisième trimestre, en hausse de 89,3 %. Ils représentent désormais 41,8 % du mix énergétique de la LLD.
A l’inverse, les motorisations thermiques poursuivent leur recul. Les immatriculations essence chutent de 27,8 %, à 15 797 unités, tandis que le diesel chute de 34,6 %, à 15 624 véhicules. Agrégées, ces deux énergies ne représentent plus que 23,6 % des immatriculations en LLD. Par ailleurs, les hybrides non rechargeables conservent une place importante avec 39 499 mises à la route, soit 29,7 % du mix, tandis que les hybrides rechargeables (PHEV) tombent à 4,7 % de part de marché, pour 6 295 immatriculations (-27 %).
Cette électrification croissante se traduit également par une amélioration des performances environnementales. Les véhicules immatriculés en LLD affichent des émissions moyennes de 70,2 g de CO?/km, contre 78,5 g/km pour l’ensemble du marché français, soit un niveau sensiblement inférieur de 10,6 %.
Peugeot et Citroën trustent le podium VP en LLD
Au niveau des modèles, la Peugeot 208 prend la tête du classement des véhicules particuliers les plus immatriculés en LLD devant la Citroën C3 et le Peugeot 2008. Sur le segment des utilitaires, le Renault Kangoo conserve sa première place devant le Renault Master et le Citroën Berlingo.
Enfin, les données des adhérents du Sesamlld font apparaître une relative stabilité des encours. Le parc circulant en LLD atteint 1 628 566 véhicules à fin septembre 2026, en légère hausse de 0,1 % sur un an. Le parc total géré par les adhérents s’élève à 1 890 737 véhicules, un repli limité de 0,6 %, tandis que l’activité de fleet management poursuit leur tendance baissière (262 171 véhicules, soit -5,2 %).






