Interview vidéo Francis Bartholomé, CNPA : "L’arrêt du chômage partiel au 1er juin serait une catastrophe pour nos entreprises"

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Première partie de cet entretien vidéo avec Francis Bartholomé président du CNPA, le 1er mai 2020.

Francis Bartholomé revient sur les statistiques des ventes pour le mois d’avril 2020 qui montre un effondrement du marché automobile lequel aura des conséquences sur les bilans annuels des entreprises des services automobiles. Dans l’action dès le 17 mars dernier, le CNPA a travaillé avec les pouvoirs publics pour assurer la pérennité des entreprises du secteur. Tout en préparant avec IRP-Auto un document des bonnes pratiques sanitaires pour les différents métiers. A noter qu’un million de masques a été commandé par le syndicat à destination des entreprises. Il rappelle ses craintes pour la protection civile et pénale des chefs d’entreprises. « Cette protection pénale est en cours d’élaboration », rappelle-t-il. « Celle-ci est importante, il faut lever ce frein ».

« Au cours de nos nombreuses réunions régionales, je note l’importance de nos présidents départements qui veulent s’intégrer et travailler avec tous. C’est un mouvement qui commence à prendre de la force ».

Redoutant le passage de l’été pour la filière, il rappelle le danger d’un effet falaise dans le cas où le gouvernement réduisait le chômage partiel à partir du 1er juin comme prévu. « Je le dis très fort c’est une catastrophe si jamais cela se faisait pour nos métiers ». Et d’ajouter : « Si l’ensemble de nos équipes revient en activité et que les clients ne soient pas au rendez-vous, les pertes seraient catastrophiques ». Et nous irions vers des licenciements importants dès le mois de juillet.

Deuxième partie de l’interview de Francis Bartholomé président du CNPA, réalisée le 1er mai 2020.

"La relance se fera par la consommation ».

Le dirigeant revient sur la possibilité d’un arrêt du dispositif de chômage partiel au 1er juin prochain. « Notre position a été comprise lors de la dernière réunion du comité stratégique de la filière », rappelle-t-il. « Nous plaidons au moins pour une dégressivité en sifflet du chômage partiel ce qui avait été proposé à l’origine par le gouvernement ». Et d’ajouter : « Soyons sérieux, il y va de la vie des entreprises, cette falaise au 1er juin serait insupportable ».

A l’approche de la réouverture des établissements le 11 mai prochain, Francis Bartholomé revient sur son plan de relance R3 qui est en cours de finalisation. Tout d’abord, le respect strict des mesures sanitaires est obligatoire. Pour cela, il faut disposer de masques pour recevoir des clients et du public. Le troisième point : c’est une demande forte de relance auprès des pouvoirs publics à travers la consommation. Il rappelle que « l’épargne constituée pendant cette période de confinement représente 55 milliards d’euros. Une somme qui pourrait aller rapidement à la consommation. La relance se fera par une relance de la consommation. Il faut débloquer l’ensemble des parcs de véhicules soit 500 000 véhicules bloqués qui amèneraient du cash dans les entreprises. Francis Bartholomé souhaite qu’un travail commun se poursuivre avec la PFA sur ce point. Dans ce moment compliqué, la communication entre les services et l’industrie vit un moment historique. « Nous avons franchi une nouvelle étape », explique-t-il. « Les services prennent leur part dans cette relance au niveau de tous les métiers que nous représentons ».

Expliquant enfin que le "dialogue entre les constructeurs et les distributeurs sortira grandi de cette épreuve sanitaire. Nous n’avons jamais été aussi près d’échanger d’une manière concrète et durable, je remercie également la FIEV pour son approche positive ».

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