
La Fiat Pandina est touchée par les arrêts de production en Italie.
© Fiat / Stellantis
Alors que quatre sites français ont suspendu temporairement leur production en octobre, le groupe arrête les fabrications à Naples et Turin
Stellantis annonce une nouvelle suspension de production. La pénurie de composants électroniques entraîne officiellement des perturbations « significatives » dans la production de certains modèles Fiat en Italie. Cette situation pourrait se prolonger tout au long des mois de novembre et décembre. Affectant tout particulièrement la fabrication à Pomigliano d’Arco (Naples) de la Fiat Pandina, l'un des modèles les plus vendus de la marque et le véhicule le plus populaire en Italie. Mais aussi celle de la Fiat 500 à Mirafiori (Turin).
Ce dernier site est toutefois déjà arrêté pour trois semaines, depuis la mi-octobre. Après plusieurs jours de fermeture en juin, quatre semaines pour les congés d’été en août et de nouvelles interruptions en septembre. Le syndicat Fiom souligne que le véritable problème est celui des ventes. Avec la seule Fiat 500, les volumes sont insuffisants pour assurer une activité régulière. Stellantis promettait initialement entre 100 000 et 120 000 Fiat 500 par an, avant de revoir progressivement ses ambitions à environ 60 000 unités pour 2026. Même cet objectif paraît désormais difficile à atteindre, selon le site spécialisé Ital Passion.
Usine de moteurs touchées
Les perturbations pourraient également toucher les usines italiennes de composants moteur, en particulier à Termoli, où sont fabriquées les anciennes mécaniques des Pandina et 500 ! Officiellement, « Stellantis et Fiat travaillent en priorité absolue pour identifier des solutions alternatives et rétablir progressivement un fonctionnement normal », précise le groupe franco-italo-américain.
En France, Stellantis a dû suspendre temporairement en octobre la production de quatre usines françaises (Poissy, Mulhouse, Sochaux et Rennes), plaçant 8 300 salariés et intérimaires au chômage partiel ou technique. En partie à cause du manque de batteries fournies au compte-gouttes par l’usine d’ACC à Douvrin (Pas-de-Calais), mais aussi des méventes de certains modèles vieillissants.





