PLF 2021 : « Un tour de vis assorti d’un déplafonnement » selon Xavier Horent

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Si le projet de taxe en fonction du poids du véhicule est finalement absent du projet de loi de finances 2021, Xavier Horent, délégué général du CNPA, dénonce en revanche un durcissement du malus et une diminution progressive du bonus.

© CNPA
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Baptisé « France Relance », le projet de loi de finances (PLF) présenté hier, lundi 28 septembre 2020, promet un nouveau durcissement du malus avec un nouveau seuil de déclenchement à 131 g/km de CO2 en 2021 puis 123 g/km en 2022. Le relèvement du plafond du malus, qui était fixé jusque-là à 20 000 euros, passe dès l’an prochain à 40 000 euros puis à 50 000 euros...

Quelle cohérence économique ?

« Bercy a fait le choix de la raison en ne retenant pas, dans le texte initial du PLF publié le 28 septembre, la proposition de malus lié au poids préconisée par la Convention citoyenne pour le climat, commente Xavier Horent, délégué général du CNPA. Il faut s’en féliciter, même si c’est à la fin du parcours parlementaire que l’on pourra évaluer véritablement la cohérence économique du gouvernement sur ce point. »

Tour de vis sur le malus, coup de rabot sur le bonus

Cette nouvelle décorrélation entre malus et bonus traduit une nouvelle augmentation de la fiscalité automobile.

« À ce stade, je regrette l’orientation générale, avec une estimation en forte hausse des recettes du malus en 2021 et 2022, lance Xavier Horent. C’est un tour de vis, assorti d’un nouveau déplafonnement, avec un coup de rabot sur les montants des bonus. Cette décorrélation des trajectoires des malus et des bonus déguise mal une augmentation de la fiscalité automobile et fait douter des moyens alloués à la réussite de la transition écologique ». Et d’ajouter : « Nous serons par conséquent très vigilants sur les débats parlementaires qui vont démarrer ».

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