
Gaël Navinel est le responsable des activités après-vente automobile de Bosch en Europe de l’Ouest.
© Décision Atelier / JLG
Le salon Automechanika, organisé courant septembre 2026 au parc des expositions de Francfort (Allemagne), a permis à Bosch de montrer toute l’étendue de son expertise sur le marché de l’après-vente automobile. Au programme : intelligence artificielle, diagnostic, continuité du diesel, essuie-glaces...
Il y a des stands qui ne passent pas inaperçus au parc des expositions de Francfort (Allemagne). Le salon Automechanika représente la parfaite occasion pour Bosch d’étaler l’ensemble de son savoir-faire sur le marché de l’après-vente. Toujours positionné au même endroit, l’équipementier allemand a présenté ses dernières nouveautés, dont certaines pourraient presque donner l’impression d’être à contre-courant des tendances. Le DCP 800 en est le parfait exemple. Ce tout nouveau banc de test se charge du contrôle des pompes d'injection haute pression des moteurs diesel. « On n’oublie pas cette motorisation car le parc roulant vieillit de plus en plus. Le gasoil n’est pas prêt de déserter les ateliers », contextualise sur le stand Gaël Navinel, le responsable des activités après-vente automobile de Bosch en Europe de l’Ouest. L’appareil se veut plus compact, plus ergonomique et surtout plus rapide puisque tournant sur la pompe.
Bosch se met aux pièces de châssis
Célébrant également le centième anniversaire du premier essuie-glace électrique, l’équipementier a dévoilé 500 nouvelles références de pièces liées au refroidissement. « La gestion thermique est importante car elle ne se limite plus seulement à la climatisation, qui était saisonnière par nature. Avec les véhicules électriques et leurs batteries sujettes aux fortes chaleurs, il devient crucial de garantir des prestations d’entretien toute l’année », complète Gaël Navinel. Bosch arrive surtout sur le marché des pièces de châssis depuis l’été 2026. Le grand déploiement est attendu dès l’année suivante, avec plusieurs milliers de références : « Elles manquaient aux réparateurs et il s’agit d’une offre complémentaire au reste de notre catalogue, encore plus avec la démocratisation des véhicules électriques, sur lesquels elles sont très sollicitées. » Les clients habituels de la marque sont donc visés.
Bosch a d’ores et déjà fait savoir que sa position de challenger sur le marché des pièces de châssis n’était pas un problème. « Nous sommes arrivés tardivement sur le freinage et nous sommes le leader aujourd’hui », sourit Gaël Navinel avant d’évoquer l’accélération du fabricant sur les secteurs utilitaires et industriels. Cet homme fort de Bosch Mobility Aftermarket a d’ailleurs constaté que les clients français sont de plus en plus nombreux à lui rendre visite à Automechanika. Il faut dire que les nouveautés ne manquent pas, dans le catalogue produits comme dans les services apportés aux ateliers. L’intégration de l’intelligence artificielle dans le logiciel de diagnostic ESI[tronic] est l’une des principales. « C’est un agent avec une mission à accomplir : chercher la solution à un problème mécanique dans l’ensemble de nos bases de données, et les présenter par niveaux de probabilité pour aider le réparateur », résume habilement Franck Dupuis, le directeur commercial en charge de l’équipement d'atelier.
L’IA arrive dans ESI[tronic]
Avec 80 000 utilisateurs partout à travers le monde, ESI[tronic] bénéficie d’une impressionnante mine d’informations issues des diagnostics effectués par les réparateurs automobiles. Ajoutée aux documentations fournies par quatorze constructeurs partenaires, elle donne une quantité pharamineuse de matière à étudier. L’intelligence artificielle s’en charge en quelques secondes. « C’est un argument de taille pour les techniciens pas forcément à l’aise avec les logiciels, ils restent au cœur de la réparation mais l’IA leur fait gagner un temps énorme, puisqu’elle pioche partout à la fois », ajoute Franck Dupuis. Bosch a choisi d’intégrer cette nouveauté sous la forme d’une simple mise à jour, sans surcoût pour les utilisateurs du logiciel de diagnostic. Il ne s’agit donc que d’une évolution, dont le pari est d’aider à « avoir de plus en plus de clients. » Dans un sens, l’IA est une nouveauté complémentaire au remote diagnostic.






