
© Antonin Moriscot / Auto Infos
Le Mondial de l’Auto fut riche en enseignements, même s’il est forcément subjectif d’en retenir certains au détriment d’autres, car le fil rouge est assurément un peu décousu et les grilles de lecture s’appliquent à des niveaux très différents.
Tout d’abord, le salon en tant que tel, le mot est choisi à dessein. Le Mondial a réuni 518 372 visiteurs en six jours, venant pour une centaine d’exposants, dont plus de 60 constructeurs. Force est de reconnaître que c’est un succès populaire, qui démontre, avec bien des nuances, que l’automobile intéresse encore, séduit même, un public qui n’est pas que contraint de l’utiliser. Après les succès de salons comme Munich, Bruxelles ou Barcelone par exemple, c’est une confirmation. « Le succès de cette édition nous donne encore plus d’ambition pour 2028 », peut se réjouir Serge Gachot, directeur du Mondial, en annonçant un format allongé incluant deux week-ends et une nouvelle configuration pour pouvoir accueillir plus de visiteurs.
Par ailleurs, il convient de dire que les constructeurs chinois ne sont pas étrangers à cette réussite. Au-delà de l’attrait de la nouveauté, la consistance de leurs propositions retient l’attention, y compris dans le jardin jadis clos du premium. Des produits qui ont déjà de l’influence sur ceux que les constructeurs traditionnels préparent, notamment dans l’habitacle où la coupe straight, voire loose, donne un coup d’épaule à celle du slim.
La bataille des segments A et B s'annonce passionnante
Par ailleurs, sous un faisceau convergent de contraintes, nécessité de retrouver du volume pour les industriels, pouvoir d’achat plus tendu chez des consommateurs plus âgés et plus urbains, les segments des petites voitures reviennent au premier plan. La bataille des segments A et B s’annonce passionnante au niveau de la créativité et des techniques commerciales.
Et c’est sans doute une bonne nouvelle pour l’environnement au sens large, car ces voitures permettent de reparler des enjeux de masse ou d’empreinte au sol par exemple. Au-delà de la seule électrification du parc européen qui fait désormais figure d’évidence, étant entendu qu’une évidence n’est pas toujours simple et univoque.






