
John Elkann président de Stellantis.
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MONDIAL DE L'AUTO 2026 - À la veille de l'ouverture du Mondial de l'Auto de Paris, John Elkann, Antonio Filosa et Emanuele Cappellano ont présenté les ambitions européennes de Stellantis lors de l'événement « The Night Before », organisé dimanche 11 octobre au Hangar Y de Meudon. Au programme : plus de 50 lancements et évolutions de produits d'ici à 2030, des voitures électriques plus accessibles et une nouvelle offensive industrielle.
Pour Stellantis, le Mondial de l'automobile de Paris doit symboliser bien davantage qu'une succession de nouveautés. Dimanche 11 octobre, au Hangar Y de Meudon, le constructeur a réuni ses principaux dirigeants pour présenter les premières réalisations de son plan stratégique FaSTLAne 2030, dévoilé en mai dernier.
Devant les journalistes et les partenaires du groupe, John Elkann, président de Stellantis, Antonio Filosa, directeur général, et Emanuele Cappellano, directeur des opérations pour l'Europe élargie, ont défendu une même ambition : renforcer la compétitivité du groupe et retrouver une dynamique commerciale durable sur le marché européen.
John Elkann mise sur une voiture électrique abordable et européenne
Premier à prendre la parole après l'introduction d'Emanuele Cappellano, John Elkann a insisté sur l'importance du rendez-vous parisien pour Stellantis. « Notre participation au Mondial de l'Auto, tout comme cette avant-première réservée aux médias, s'inscrit pleinement dans notre stratégie FaSTLAne 2030, annoncée en mai dernier », a rappelé le président du groupe.
John Elkann a particulièrement insisté sur la nécessité de proposer des véhicules électriques accessibles, tout en maintenant leur production en Europe. « Chez Stellantis, nous avons la volonté de répondre aux attentes de millions d'Européens qui recherchent une voiture électrique abordable », a-t-il déclaré.
Le dirigeant a également souligné la responsabilité des institutions européennes dans cette transformation. « Il s'agit d'une question de responsabilité, une responsabilité que nous partageons avec l'ensemble de nos partenaires et les institutions européennes. »
Antonio Filosa : « Notre stratégie est devenue réalité »
Antonio Filosa lui a succédé sur cette scène à Meudon en présentant le Mondial comme une première concrétisation du plan FaSTLAne 2030. « Cinq mois plus tard, ici à Paris, notre stratégie est devenue réalité », a lancé le directeur général de Stellantis.
Le groupe déploie pour l'occasion son plus important dispositif jamais présenté dans un salon automobile, avec plus de 60 véhicules, neuf concept-cars et huit marques représentées, en comptant son partenaire Leapmotor. « Ce que vous allez découvrir ce soir, c'est l'avenir de Stellantis, fondé sur une association puissante entre le design, la mode, l'héritage de nos marques et la liberté de choix », a expliqué Antonio Filosa.
Cette liberté de choix constitue l'un des principaux messages du dirigeant, qui entend proposer plusieurs technologies et motorisations pour répondre aux différents profils d'acheteurs. « Nos clients ne sont pas tous les mêmes. Nous sommes là pour leur proposer ce qu'ils souhaitent, ce dont ils ont besoin et, finalement, ce qu'ils aiment. »
Antonio Filosa a également rappelé l'ancrage européen du constructeur et l'importance de son patrimoine automobile. « Les grandes marques et les grandes voitures peuvent définir des générations entières. Elles nous font rêver. Elles deviennent une partie de nos souvenirs, de notre culture et de nos vies. »
Emanuele Cappellano annonce plus de 50 produits d'ici à 2030
Dernier des trois dirigeants à détailler la stratégie du groupe, Emanuele Cappellano a présenté les priorités de Stellantis pour les prochaines années. La première concerne la différenciation des marques, avec une offensive commerciale destinée à élargir la couverture du marché européen.
« D'ici à 2030, nos marques lanceront plus de 50 produits en Europe, comprenant à la fois de nouveaux modèles et des évolutions de produits existants », a annoncé le directeur des opérations pour l'Europe élargie.
Cette offensive doit permettre d'augmenter de 25 % la couverture du marché et de 35 % celle des différentes motorisations. La deuxième priorité porte sur la réduction des coûts. Stellantis entend s'appuyer sur de nouvelles plateformes communes à plusieurs marques, notamment STLA One, afin de proposer davantage de technologies tout en réduisant les coûts de 20 % par rapport à la génération actuelle. Le constructeur souhaite également développer une nouvelle génération de citadines électriques accessibles, conçues et fabriquées en Europe.
Une meilleure utilisation des capacités industrielles
Troisième priorité : l'optimisation des capacités de production européennes. « Nous réorganisons certaines de nos usines, nous partageons des capacités de production avec nos partenaires et, surtout, nous élargissons notre couverture du marché grâce au lancement de nouveaux modèles et de nouvelles motorisations », a expliqué Emanuele Cappellano.
Le dirigeant a également rappelé le poids commercial de Stellantis en Europe. Selon les chiffres présentés lors de son intervention, le groupe a vendu 2,5 millions de véhicules sur le continent en 2025, soit près de la moitié de ses volumes mondiaux. Au premier semestre 2026, ses ventes ont progressé de plus de 7 %, tandis que sa part de marché gagnait 0,3 point.
« Aujourd'hui, nous sommes le deuxième constructeur automobile européen. Nous occupons la première place sur le marché des véhicules utilitaires, des citadines et des véhicules hybrides. Nous sommes également numéro un en France et en Italie », a-t-il souligné. Mais Stellantis doit composer avec un environnement jugé particulièrement difficile, marqué par une concurrence croissante, une transition énergétique inégale et les incertitudes réglementaires européennes.
« Nos marques s'appuient sur une histoire remarquable. Cependant, nous ne voulons pas être définis par notre passé », a conclu Emanuele Cappellano. Avec cette offensive produits et industrielle, Stellantis entend faire du Mondial de Paris le point de départ d'une nouvelle phase de développement en Europe, où la multiplication des modèles devra désormais s'accompagner d'une amélioration de la compétitivité et de la rentabilité.





