
François Provost CEO de Renault Group.
© Renault Group
François Provost espère réduire l’écart de compétitivité avec les Chinois de à 15-20%, contre 30-40% aujourd’hui.
« On pense à terme être aussi compétitif qu’un Chinois en Europe », affirme François Provost au Mondial de l’automobile de Paris ce lundi 12 octobre. Le directeur général de Renault Group reconnaît qu’il y a aujourd’hui « un écart de compétitivité de 30 à 40% entre Chinois et Européens ». Mais l’objectif du plan stratégique futuREady 2030 est d’arriver « à un écart de 15 à 20% à la fin du plan », insiste le dirigeant. De quoi alors se battre à armes égales avec les Chinois, auxquels l’Union européenne applique des surtaxes douanières depuis 2024 sur les importations de véhicules électriques chinois : de 8 à 35% selon les marques, qui s’ajoutent aux 10% de droits habituels.
« En quatre mois, on a changé notre ingénierie avec l’approbation à 75% des organisations syndicales pour concevoir nos voitures en deux ans en moyenne, insiste François Provost. Cela prouve qu’il est possible de transformer les choses en France ». Certes, sur une Twingo par exemple, Renault achète 40% de la valeur ajoutée à la Chine, en comptant le moteur électrique et les batteries. Mais, « nous développons en interne de nouveaux moteurs électriques pour la nouvelle génération véhicules du segment C (compactes) qui sortira dans les deux ans (compactes) ». Et François Provost de renchérir : « Nous n’attendons pas l’IAA (Industrial Acceleration Act) » !





